Président Henry BATTNER

Créé dans le courant des années vingt,  l’Arbeiter Orden, qui regroupe  quelques 150 sociétés d’originaires, juives, laïques et yiddishisantes, cherche à intégrer dans les années trente-cinq,  la Fédération des Sociétés Juives de France.

L’Arbeiter Orden se réunit  en juillet 1936  en congrès avec, à la tribune, des personnalités politiques, industrielles et des arts  telles que Abraham Brones, Alfred Grant, Isaac Schneerson (fondateur, après la guerre, du Centre de Documentation Juive Contemporaine, CDJC, aujourd'hui Mémorial de la Shoah), Marc Chagall, ou Jacques Lifschitz. Soixante treize de ces Sociétés créent l’Union des Sociétés Juives de France (U.S.J.F) sous la Présidence d’Honneur du Sculpteur Jacques Lifschitz, une vingtaine rejoint la F.S.J.F, les autres restent indépendantes.

Dès l’occupation l’U.S.J.F se saborde et la plupart de ses dirigeants entrent en clandestinité dans les FTP-MOI  (Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'Oeuvre Immigrée), ou, suivant l’endroit où ils se trouvent, dans des groupes locaux de Résistance.

Dès la libération, compagnon de guerre de l’U.J.R.E (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide)  le Farband en partage les locaux et les activités au 14 rue de Paradis. Certains de ses dirigeants partent à l’est pour participer à la création d’Etats communistes, la plupart en reviennent retournés. Les procès de Prague,  Moscou, etc.,  et la création de l’Etat d’ Israël, amènent à la rupture d’avec l’U.J.R.E.

Installée d'abord au 58, rue du Château d’Eau, elle est transférée au 5 rue des Messageries dans le X° arrondissement grâce à l’intervention du très regretté Norbert Dana, avec pour objectifs, la relation entre générations, la protection des Sociétés d’Originaires, la continuité et le développement de ses activités mémorielles, culturelles et festives.                              

Elle prend le nom de « FARBAND – UNION DES SOCIETES JUIVES DE FRANCE » (Farband, mot yiddish pour désigner une union).

Le Farband crée, sous l’impulsion de Norbert Dana,  « Sauvegarde & Mémoire – Norbert Dana », puis, en 2006, avec d’autres  partenaires, « Yiddish Sans Frontière ».

Aujourd’hui, le Farband est composé essentiellement d’associations loi 1901 et de sociétés mutualistes qui, regroupées en son sein, représentent près de 2500 personnes.  Il est représenté dans toutes les instances communautaires. Il s’est donné pour but de maintenir ou rétablir le lien social entre les victimes de la Shoah , Déportés, Résistants ou Enfants cachés .

Cette volonté majeure de cohésion s’articule surtout autour d’activités telles que conférences, clubs, réunions entre amis… Parmi ces activités on peut citer le « Cercle Culturel Yiddish » et le « Cercle Culture et Judaïsme ». Ces activités se déroulent en français, ce qui élargit le cercle des personnes intéressées.

Le Farband participe régulièrement au Festival des Cultures Juives, dont il est un des initiateurs, et aux Journées Européennes de la Culture et du Patrimoine Juifs, en collaboration avec l’Association Anima & Cie.

Il organise chaque année, au milieu de la semaine de Pessah, une soirée ‘’Paysekhik’’ qui réunit quelques 40 personnes,  et chaque mois, un repas shabbatique.  Il est également partenaire du Service « Passerelles » du F.S.J.U pour l’organisation au mois d’août de « Bel Eté », une activité culturelle dédiée à cette période de vacances.

Enfin le Farband attribue annuellement le premier Prix institué après la guerre dans la communauté par Teshka Korman, le « Prix Yidel Korman » qui honore une personnalité qui a œuvré pour la culture yiddish.

Il participe à la Commémoration des Fusillés du Mont Valérien et organise la Commémoration Annuelle à la Mémoire des Victimes tombées pour la liberté et pour l’existence de l’état d’Israël.

Il est dirigé depuis 1998 par M. Henri BATTNER (photo).

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