Le mot du président

C’est donc de l’Ukraine que je voudrais m’entretenir avec vous,’’ Ukraïn in di ukraïner’’ comme disait « di Mahmè, mayn yiddishè Mahmè ».
Henri BATTNER

C’est donc de l’Ukraine que je voudrais m’entretenir avec vous,’’ Ukraïn in di ukraïner’’ comme disait « di Mahmè, mayn yiddishè Mahmè ». Elle était originaire de « Galitsiè », d’un petit bourg, Werchrata, à quelques kilomètres de l’actuelle frontière polono-ukrainienne. Mon père aurait été aujourd’hui ukrainien puisque lui venait d’ une petite ville, Zolkyiv, située elle, à quelques kilomètres de l’autre côté de la frontière. Comme la plupart d’entre nous je suis né en France, mais ma mémoire reste vive de ce que ma Mère disait à propos des pogroms. Ce n’était pas tellement les polonais de Galicie qu’elle craignait le plus, mais les « ukraïner ». Elle associait directement les pogroms aux ukrainiens, et sa voix, son expression quand elle en parlait, me fait encore froid dans le dos.
Je crains que ce soulèvement populaire à Kyiv ne se retourne à nouveau contre les cent cinquante mille juifs qui vivent là-bas, et qu’il n’y ait peut être à nouveau une émigration de ceux-ci vers l’ouest européen, l’Amérique ou Israël. Préparons- nous donc à les recevoir. J’espère avoir tort et n’être qu’un affreux pessimiste.
A quelques semaines de Pourim je souhaite, comme à l’époque d’Esther, Malké a refyé au peuple juif.

Henry BATTNER, président du FARBAND

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