Jean Zay, ministre du cinéma

Documentaire - Débat Lundi 12 octobre 2015 à 19h30 au Farband Jean Zay, ministre du cinéma, 1936 - 1939 Un film d’Alain Tyr et Francis Gendron, en collaboration avec Alain Braun (durée : 1 h 18)En présence et avec la participation de sa fille, Hélène Mouchard-Zay.
Affiche Jean Zay ministre du cinema

Documentaire – Débat

Lundi 12 octobre 2015 à 19h30 au Farband

Jean Zay, ministre du cinéma, 1936 – 1939

Un film d’Alain Tyr et Francis Gendron, en collaboration avec Alain Braun (durée : 1 h 18)
En présence et avec la participation de sa fille, Hélène Mouchard-Zay.

Ce film documentaire met en lumière un personnage « oublié de la République » : Jean Zay.

En février 1937, Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts, intègre le cinéma dans ses prérogatives et donne, enfin, une place centrale au septième art. Pionnier de la démocratisation culturelle contre le conservatisme et l’élitisme de l’époque, il dépose un projet de loi de réorganisation de la profession. Le cinéma devient une affaire d’Etat. Il créé le grand prix National du cinéma et annonce en 1939, la création d’un Festival de films International à Cannes, un festival de cinéma des nations libres qui n’a pas pu avoir lieu cette année-là.
Jeté en prison en 1940 par le régime de Vichy, Jean Zay sera exécuté en 1944

 

Jean Zay

 

Biographie

Jean Zay est un avocat et homme politique français, né à Orléans le 6 août 1904.
Il a assuré les fonctions de sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, député du Loiret et conseiller général.

Pendant ses quarante-quatre mois au gouvernement du front populaire, Jean Zay a institué :

  • au titre de l’Éducation nationale :
    • les trois degrés d’enseignement, 
    • l’unification des programmes, 
    • la prolongation de l’obligation scolaire à quatorze ans,
    • les classes d’orientation, 
    • les activités dirigées, 
    • les enseignements interdisciplinaires, 
    • la reconnaissance de l’apprentissage, 
    • le sport à l’école, 
    • les œuvres universitaires;
  • et au titre des Beaux-Arts : 
    • le CNRS, 
    • le musée national des arts et traditions populaires, 
    • le musée d’Art moderne, 
    • la Réunion des théâtres lyriques nationaux, 
    • le festival de Cannes.

Engagé dans l’armée pendant la seconde guerre mondiale, il fut emprisonné, en juin 1940, à la prison militaire de Clermont-Ferrand pour « désertion devant l’ennemi ». Jugé et condamné à la déportation à vie, il est finalement emmené à la maison d’arrêt de Riom en janvier 1941. Trois ans plus tard, trois miliciens viennent le chercher et l’assassinent dans un bois, près du lieu-dit Les Malavaux, à Molles (le 20 juin 1944).
Son corps ne sera retrouvé que deux ans plus tard, en septembre 1946, par des chasseurs de Molles et de Cusset. Son corps est finalement inhumé à Orléans en 1948.

Les cendres de Jean Zay ont été transférées au Panthéon le 27 mai 2015.

 

La soirée débutera par un buffet kosher et sera suivie de thé, café et pâtissseries.
PAF : 12 €

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